dimanche 25 avril 2010

Kick-ass. Enfin des super héros drôles?


Au GOS, on a pas trop l'habitude de parler Comics, mais celui-ci a été créé par un écossais Mark Millar (l'un des piliers de Marvel, à qui l'on doit aussi les nouvelles versions de Spider Man, X-Men ou encore les 4 Fantastiques). Et surtout Kick-ass pratique la dérision et l'humour noir. Aujourd'hui une adaptation cinématographique débarque sur les écrans, une coproduction anglo-américaine mise en scène par le très anglais Matthew Vaughn qui s'était fait connaitre par un bon polar "Layer Cake" (2004) et avait produit les premiers films (et certaines mauvaises langues diront les seuls réussis) de Guy Ritchie.

Alors que penser de Kick-Ass? A mon avis que du bien. L'histoire d'un ado tout à fait banal qui décide de devenir un super héros est tout à fait jouissive. Et nous ramène à la moelle du mythe du super héros, fantasme ultime de tout garçon normalement constitué de la puberté jusqu'à ce qu'il trouve enfin une fille qui ait pitié de lui, et qui accepte d'avoir des relations sexuelles avec lui. Période donc plus ou moins longue selon les individus, et le degré de pitié qu'il peut engendrer chez la gente féminine.

Ce qu'on aime bien c'est l'humour, parfois noir, des aventures de ce pauvre type, et des personnages allumés qui vont croiser sa route (mention spéciale à Nicolas Cage qu joue un ex-flic devenu une espèce de Batman, fan d'armes en tout genre, et qui fait de sa fille de 11 ans une véritable machine à tuer - la première scène où le père et sa fille apparaissent est carrément surréaliste!).

Sachant que le film est assez violent, et qu'une bonne partie de cette violence est provoquée par une petite fille de 11 ans qui ferait passer l'héroïne de Kill Bill pour une bonne sœur, il faut bien sûr aimer le second degré!

Reste que Kick-Ass est certainement l'un des films de super héros les plus réussis de ces dernières années, justement parce qu'il n'y en a pas de super héros dans Kick-Ass (et franchement ça fait du bien car on frôle l'overdose).

mardi 9 mars 2010

H2G2 tome 6 sort le 11 mars en France



Je vous parle souvent ici de "The Hitchhiker's guide to the galaxy" (H2G2), oeuvre culte mélangeant humour anglais et Science Fiction qui a débuté sous forme d'une série radio avant de se décliner en cinq livres, des comics, un film, une série télé,... L'auteur Douglas Adams est mort en 2001, mais l'écrivain irlandais Eoin Colfer (célèbre pour ses livres pour ados de la série Artemis Fowl) a été réquisitionné pour écrire un tome 6.

"And another thing", tome 6 de H2G2, est donc sorti au Royaume-Uni le 11 octobre dernier. Exactement cinq mois plus tard, la traduction française débarque sous le titre de "Encore une chose" en deux éditions : Lunes d'Encre (Denoël) et Gallimard Jeunesse (éditeur qui publie habituellement les ouvrages de Colfer). Pas de panique. Vous n'êtes pas obligé d'acheter les deux versions, seule la couverture change. Le contenu est exactement le même.

Alors que penser de ce sixième tome? Le livre a été globalement très bien accueilli par les médias anglo-saxons. J'avoue qu'à titre personnel je suis loin d'être très enthousiaste (vous pouvez lire ma critique sur le blog du voyageurgalactique.com). Mais on a plutôt du plaisir à saluer le retour de personnages cultes comme Zaphod Beeblebrox et Ford Prefect.

Pour l'occasion, la collection Lunes d'Encre a publié un omnibus regroupant les cinq précédents tomes de H2G2 (la traduction est toujours loin d'être nickel mais si vous ne pouvez pas lire H2G2 en anglais, c'est un bel objet).

Pour les fans de Colfer, notons qu'il sera à Paris le vendredi 12 mars pour une séance de dédicaces. La séance aura lieu à 17h30 dans le rayon Science Fiction de la Fnac Montparnasse.

Pour plus d'infos :

http://www.voyageurgalactique.com

http://www.h2g2.fr (le site officiel du livre en ligne à partir du 11 mars)

jeudi 25 février 2010

"The league of gentlemen", monstrueusement drôle!



"Are you local?". Si cette simple question ne vous arrache pas quelques frémissements c'est que vous n'avez jamais vu "The league of gentlemen". Ne vous méprenez pas. Rien à voir avec le film avec Sean Connery et la BD d'Alan Moore.

"The league of gentlemen" est à l'origine un quatuor d'auteurs-comédiens. Jeremy Dyson, Mark Gatiss, Steve Pemberton et Reece Shearsmith vont suivre la voie royale des comiques anglais. Ils ont débuté sur scène en 1994. Après avoir obtenu le fameux Perrier Award au Edinburgh Fringe Festival en 1997, ils font leurs débuts sur les ondes grâce à Radio 4. Deux ans plus tard, c'est la télé qui les accueille. Entre 1999 et 2002, "the league of gentlemen" s'est décliné en trois saisons, et un épisode spécial, sur BBC 2. En tout 19 épisodes à vous donner froid dans le dos et à vous faire mourir de rire. Souvent les deux en même temps.

L'action de la série se déroule dans le village de Royston Vasey dans le nord de l'Angleterre. Pas vraiment le village bucolique et typique dans lequel vous aimeriez vous nettoyer des effluves urbaines le temps d'un week end. A vrai dire, si jamais vous y mettiez les pieds, vous pourriez en repartir les pieds devant, voire sans pieds du tout. Car Royston Vasey est certes peuplé de quelques êtres humains mais surtout d'êtres les plus étranges les uns que les autres fruits de plusieurs siècles de consanguinité.

On est jamais très loin de "Freak", le film horrifique de Ted Browning, dans le genre galerie de monstres. Sauf que ces monstres ci sont drôles en plus d'être inquiétants. "The league of gentlemen" c'est un film d'horreur saupoudré d'un humour noir à vous retourner les tripes dans tous les sens.

Difficile de classer "The league of gentlemen", car on se trouve également entre les numéros d'acteurs (le quatuor interprète plusieurs monstres chacun), le sketch et le sitcom.

Parmi les monstres de Royston Vasey, les plus connus sont aucun doute le couple d'épiciers Edward (83 ans) et Tubbs (33 ans), à la fois mari et femme et frère et soeur, aux allures porcines et au QI d'une huître. Ne quittant jamais leur épicerie un peu à l'écart du village, ils accueillent chaque visiteur par un menaçant et désormais célèbre "Are you local?" (Êtes-vous du coin?) et dieu sait que vous avez intérêt à répondre par l'affirmative.

Depuis l'arrêt de la série, les quatre comparses ont sorti une version cinématographique, malheureusement assez ratée, de leurs aventures en 2005 ("The league of gentlemen apocalypse") et sont surtout partis menés leurs aventures chacun de leur côté avec un joli succès. Deux de nos gentlemen, Reece Shearsmith et Steve Pemberton, se sont réunis avec Dawn French en 2009 pour lancer une nouvelle série dans la même veine d'humour macabre, "Psychoville", sans tout à fait retrouver le lustre d'antan.

Vous pouvez trouver le coffret de l'intégrale de la série sur play.com

mercredi 17 février 2010

Le jour de la serviette 2009, la vidéo!!

Découvrez enfin la vraie réponse au sens de la vie!

Voici enfin la vidéo du dernier Jour de la Serviette où nous avons reproduit la fameuse scène de la Révélation de la Réponse à la Grande Question de la Vie, l'Univers et le Reste (issue de "H2G2, le guide du voyageur galactique" de Douglas Adams).


Jour de la Serviette 2009 - H2G2 et 42
envoyé par nbotti. -

En 2010, rendez-vous le mardi 25 mai à 19h devant le Centre Georges Pompidou Beaubourg à Paris pour le plus grand Jour de la Serviette jamais organisé en France.

Venez interpréter seul ou avec des amis vos passages favoris de H2G2, et profiter d'un bon thé! Avec la participation exceptionnelle d'un cachalot et d'un pot de pétunias.

N'oubliez pas votre serviette!

mercredi 27 janvier 2010

Attention, Spamalot débarque à Paris!



Vous en avez plus que marre des comédies musicales ineptes qui abondent en ce moment sur les scènes parisiennes et qui vous donnent vraiment envie de dégobiller à la simple vue des affiches géantes qui polluent nos villes, nos campagnes et nos bordures d'autoroute? Ou au contraire, vous êtes tout à fait fan du genre et avez déjà vu "Mozart, l'opéra rock" dix fois, avez acheté le t-shirt, le CD collector (avec le DVD bonus) et passez votre journée à chanter à tue tête "L'Assasymphonie" (qui, vous en êtes convaincu, a bien été composé il y a quelques mois par une grande folle péruquée qui s'appelle Mozart et qui depuis triomphe dans le TOP 50 et a même, consécration absolue, gagné plusieurs NRJ awards - vous pouvez lire sur le sujet le livre "De l'anonymat au triomphe, comment je suis devenu une vraie grande star du rock alors qu'il y a encore quelques mois je chantais en string chez Michou" de W.A. Mozart - NRJ éditions).

Nous avons enfin trouvé le spectacle qui pourrait mettre tout le monde d'accord. Après avoir triomphé à Londres et à Broadway (et un peu partout dans le monde), "Spamalot" débarque enfin à Paris. Mais qu'est-ce donc Spamelot me demanderez vous avec une pointe d'inquiétude dans la voix? Mozart II (également baptisé "Mozart contre le bossu de notre dame")? Non. Spamalot est la fameuse comédie musicale des Monty Pythons écrite et composée par Eric Idle, ex-Monty Python, en 2004, sur la base de leur film, grand classique du cinéma de 1975, "Sacré Graal". Les autres ex-membres des Monty Pythons sont partagés par l'adaptation d'Eric Idle. Terry Gilliam a parlé de "Monty Pythons version light", alors que John Cleese a dit pour sa part qu'il s'agissait de "la chose la plus idiote que j'aie jamais vu. Eric a fait un super boulot!". Le spectacle continue de connaître en tout cas un triomphe public et critique.

En France, "Spamalot" débutera le 5 février prochain au Théâtre Comedia à Paris. L'adaptation et la mise en scène sont signées P-F Martin- Laval (mieux connu du grand public sous le pseudo de Pef, l'ex-Robin des Bois). Sur le site officiel, il est indiqué que "L’humour n’étant pas toujours universel, Pef a ré-écrit les dialogues, les vannes et les gags pour les adapter au public français." Bon, honnêtement, ça fait un peu peur dit comme ça, je me méfie de la "nécessaire adaptation de l'humour anglais au public français". Le risque est toujours de se retrouver avec du Monty Python revu et corrigé par les Bronzés 3. Si vous voulez, je peux surement trouver quelque part le numéro de portable du scénariste de "Mon curé chez les nudistes"! Mais bon, laissons à Pef le bénéfice du doute. Il prend des risques avec cette adaptation, allant jusqu'à endosser le rôle du roi Arthur sur les planches.

A noter qu'il ne s'agit pas de la première fois que les Monty Pythons se retrouvent adaptés sur les planches françaises. Le metteur en scène Thomas Douarec avait ainsi à l'aube des années 2000 adapté pour la scène française 50 sketches du Flying Circus dans deux spectacles qui personnellement ne m'avaient guère enthousiasmé mais qui avaient rencontré un joli succès public (disponibles en DVD ici).

Avec "Spamalot", on aura enfin une comédie musicale décalée, ce qui jusqu'à présent manquait cruellement à Paris où les super méga productions de la mort se succèdent à une vitesse effrénée.

Pour réserver votre place, c'est ici sur le site de la fnac (mais j'ai pas de pourcentage sur les ventes donc ne vous forcez pas à réservez votre place chez eux, hein!).

mardi 12 janvier 2010

Doctor Who. La fin d'une époque



Et voilà, Doctor Who version Russel T Davies, c'est fini. Pendant ces fêtes de fin d'année, après une année 2009 frustrante où l'on a dû se contenter de quelques épisodes épars, la BBC a diffusé le dernier épisode écrit par celui à qui on doit la triomphale renaissance du Docteur, ce vieil homme voyageant dans le temps grâce à une cabine de police des années 50 et qui a fait sa première apparition sur les écrans de BBC en 1963.

Russel T Davies mérite bien un hommage. Quand il reprend les rennes de Doctor Who, ce dernier a quitté les écrans depuis 1989 (si on oublie une première tentative ratée de grand retour du Docteur dans le cadre d'une coproduction anglo-américaine en 1996). De son côté, Russel est un jeune loup qui a déjà fait ses preuves en créant la sitcom gay " Queer as folk" pour Channel 4 en 1998 ou encore "The second coming" (ITV, 2003) qui décrit le retour sur terre de Jésus Christ.... pour le pire. Deux oeuvres provocatrices et brillantes.

Russel T. Davies est né en 1963, l'année de la création de Doctor Who, et comme beaucoup d'anglais de sa génération, il a grandi avec le Docteur, qui est au fil des années devenu une véritable obsession (sur ce sujet il faut absolument écouter l'hilarant one man show "Moths ate my Doctor Who scarf" de Toby Hadoke - disponible chez BBC radio - qui décrit les affres d'un quadragénaire fan de doctor who).

C'est grâce à Russel T. Davies que la BBC worldwide a abandonné son projet de nouvelle version cinématographique des aventures du Docteur qui trainaillait depuis plusieurs années sans aboutir, pour qu'il puisse s'attaquer au retour de ce dernier sur petit écran.

Le coup de génie de Davies aura sans aucun doute d'avoir apporter des sentiments et d'avoir donner une âme aux compagnons du Docteur qui ne sont plus ici relégués au simple rôle de faire-valoir. Du coup, Doctor Who qui était une série de SF destinée sommes toutes plutôt aux garçons s'est ouvert à un public plus généraliste et plus féminin. De son côté, BBC 1a réservé sa meilleure case horaire au grand retour qui se révéla donc triomphal, le Docteur bâtant outre manche tous les records d'audience (avec des scores équivalents à ceux enregistrés chez nous par Mimi Mathy sur TF1!).

Les ronchons reprocheront à Russel T. Davies ses scénarios un peu trop légers, proprets et mécaniques, avec leurs doses d'action, d'émotion et d'humour bien réparties qui semblent parfois surtout servir à colmater les brèches scénaristiques. Une formule largement utilisée dans le spin off "Torchwood" que Davies a créé avant de le laisser s'embourber au fil de deux saisons sans fin. D'ailleurs le dernier ultime épisode de Dr Who, en deux parties, intitulé un peu pompeusement "The end of time", diffusé pendant les fêtes de fin d'année, n'a pas failli à la règle, dans la moyenne des scénarios pondu par Davies pour le Docteur, sans plus, avec un final à rallonge en guise d'au revoir larmoyant et un peu vain. On aurait préféré un final plus mature comme la brillante troisième saison de "Torchwood", réduite à cinq épisodes d'une longue histoire baptisée "Children of earth" qui est elle une digne révérence de ce petit génie de la télé.

Davies mérite toutes nos louanges, car il a réussi à dépoussiérer le mythe. Et aujourd'hui, alors que le brillant Stephen Moffat (créateur de "Coupling" et de "Jekyll" et auteur des meilleurs épisodes de Dr Who depuis 2005) reprend le flambeau, on ne peut être que plein d'espoir sur l'avenir de la série. Et espérer que Matt Smith, le onzième et plus jeune acteur à interpréter le docteur, tienne la comparaison avec ses illustres prédécesseurs. On aura bientôt la réponse puisque la cinquième saison de Dr Who débute au printemps 2010 sur les écrans anglais.

PS : pour plus d'infos sur Russel T Davies, on pourra lire la biographie "Russell T Davies: T is for Television" de Mark Aldridge et Andy Murray (Reynolds & Heam Ltd) ou "The Witer's tale" par Russel T.Davies et Benjamin Cook (BBC Books).

jeudi 24 décembre 2009

Le cinéma anglais existe-t-il?


Dans les années 60, dans une célèbre interview avec Alfred Hitchcock, François Truffaut se demandait à haute voix "s’il n’y a pas incompatibilité entre le mot cinéma et le mot Angleterre". Un autre grand cinéaste français Jean-Luc Godard a écrit pour sa part dans ses "histoires du cinéma" que "Les Anglais ont fait ce qu'ils font toujours dans le cinéma, rien".

Au GOS, on adore l'humour et la dérision, mais on aime aussi se battre contre les idées reçues et souvent stupides sur nos voisins anglais. Et sous estimer le cinéma anglais est en effet d'une crétinerie absolue. Voici donc quelques DVDs édités sur le sol français à regarder absolument pour se convaincre que Truffaut et Godard auraient été mieux inspirés de se taire.

Pour lire la suite de l'article merci désormais de vous rendre sur notre site consacré au cinéma britannique :  http://www.cinemaderien.fr/2011/08/04/le-cinema-britannique-existe-t-il/